Ma lettre aux sénateurs

PartagerTweet about this on TwitterShare on Google+Share on FacebookEmail this to someone

 

Cher collègue, Chère collègue,

Après Valérie Létard en 2011, je m’engage aujourd’hui dans une vraie campagne électorale auprès de vous pour vous proposer une nouvelle gouvernance et préparer l’avenir institutionnel qui replacera le Sénat au cœur de notre République.

Rentrée au Sénat dans des conditions dramatiques, rejetée 48 heures après l’enterrement de mon mari par son groupe, et considérée comme une intruse dans cette maison par d’autres, j’ai, depuis 2007, largement démontré par mon travail au Sénat et sur le terrain que je n’avais pas usurpé le siège que j’occupe aujourd’hui.

Les électeurs de l’Orne m’ont largement accordé leur confiance, en me plaçant en tête des élections Sénatoriales de 2011 au premier comme au deuxième tour. Avec plus de 400 interventions en sept ans, je suis reconnue comme étant l’un des Sénateurs les plus actifs en séance publique.

IMG_7300Depuis 2011, l’absence de majorité stable au sein de notre assemblée a sérieusement altéré notre capacité à légiférer. En rejetant systématiquement autant de textes majeurs, parfois même sans se laisser le temps d’en débattre, abdiquant tous pouvoirs à l’Assemblée Nationale, le Sénat s’est en quelque sorte sabordé. Le travail effectué, pourtant de très grande qualité, à travers par exemple les commissions d’enquête, a été complètement occulté par les scandales et les mises en scènes médiatiques.

De plus en plus nombreux sont ceux et celles qui réclament aujourd’hui la suppression du Sénat. C’est à nous de leur démontrer que le Sénat n’est pas une institution obsolète, qu’il est utile, indispensable même, à notre République.

Femme ;
Non encartée ;
Ne cumulant aucun mandat ;

Je suis exactement à l’opposé du portrait-robot du prochain président du Sénat. Oui, j’ai connu des accidents de vie, oui, j’ai commis des erreurs professionnelles dans le passé, oui j’en ai payé le prix fort, avant le début de ma vie parlementaire. Ce profil atypique et les épreuves que j’ai traversées sont aujourd’hui des grandes forces.

Le programme que je propose ne vise pas à transformer le Sénat en machine de guerre pour préparer les élections de 2017, mais à moderniser, à dynamiser et à rendre plus efficace et mieux connu le travail remarquable que réalise cette maison avec ses élus et ses très nombreux collaborateurs et administrateurs dévoués, compétents et impliqués.

Nous devons pratiquer l’exemplarité et la transparence, sans exhibitionnisme ni démagogie.

Nous devons nous moderniser, pas sacrifier les traditions ou la grandeur républicaine de notre institution.

Nous devons assumer à nouveau notre mission de défense des collectivités locales, notamment en reprenant la place qui est la nôtre au sein du processus législatif.

Nous devons nous tourner vers l’international, où se trouvent les défis mais aussi les solutions de demain.

Nous ne devons pas hésiter à faire appel aux compétences et bonnes volontés citoyennes quand elles peuvent être bénéfiques à notre travail et notre fonctionnement.

Nous le devons à nous même, nous le devons aux élus que nous représentons, nous le devons à nos territoires, nous le devons à la France.

C’est à ces tâches que je me consacrerai si vous me choisissez le 1er octobre prochain.

Nathalie GOULET

PartagerTweet about this on TwitterShare on Google+Share on FacebookEmail this to someone