« La France a-t-elle encore une politique au Moyen-Orient ? » colloque Orient XXI-iReMMO le 2 octobre 2015

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Nathalie Goulet participe au colloque consacré à la politique de la France au Moyen-Orient, le 2 octobre à Paris organisé par Orient XXI et l’institut de recherche et d’études iReMMO.

Ce colloque est ouvert au public et à la presse. L’inscription est indispensable avant le lundi 28 septembre 2015 à l’adressecolloque2 octobre@iremmo.org (accès gratuit, dans la limite des places disponibles).

Près de cinquante ans après la guerre de juin 1967 et l’inauguration par le général de Gaulle de ce que l’on a appelé «  une politique arabe de la France  », la région a connu des mutations majeures et nombre d’observateurs s’interrogent sur la place de la France dans un contexte international profondément modifié avec la fin de «  la Guerre froide  » et l’émergence de menaces nouvelles. Il est donc nécessaire de réfléchir sur les engagements de Paris, non pas sur chacun des conflits mais à partir de questionnements plus généraux qui traversent tout débat sur la politique étrangère. Orient XXI et l’iReMMO consacrent ainsi une journée d’étude et de dialogue à ces problématiques au Palais du Luxembourg, le vendredi 2 octobre 2015 de 9 h à 17 h.

Trois thématiques seront abordées :

- Reconnaître, dialoguer  ?

Cette interrogation, au cœur de toute action diplomatique, s’est maintes fois posée au Moyen-Orient ces dernières années. A chaque fois, la réponse a eu d’importantes implications sur lesquelles il est important de revenir. Faut-il parler avec le Hamas  ? Que faire avec le Hezbollah  ? Doit-on reconnaître l’opposition syrienne  ? Quid des Kurdes du nord de l’Irak  ? Faut-il reconnaître un Etat Palestinien  ? Doit-on soutenir un accord sur le nucléaire avec l’Iran et dialoguer avec Téhéran  ?

- Intervenir  ?

Ces dernières années, la France s’est engagée, sur le plan militaire, dans plusieurs conflits en Afrique et au Moyen-Orient. Elle était prête à s’impliquer en Syrie, en septembre 2013, après l’utilisation par Damas d’armes chimiques  ; et, depuis, elle intervient dans la lutte contre l’Etat islamique. Sans oublier que des centaines de soldats français sont présents dans la FINUL 2 au Sud-Liban. Certains ont soutenu ces interventions d’autres, au contraire, les ont critiquées. Que peut-on en penser  ? Quelles sont leurs conséquences  ? Quelles sont aussi les conséquences d’une non-intervention  ? Faut-il s’en tenir, en toutes circonstances, au principe de non-ingérence  ? Quelle portée peut avoir une intervention militaire si elle ne s’insère pas dans une perspective politique cohérente  ? C’est la dialectique du soldat et du diplomate. L’un n’est rien sans l’autre.

- Agir seule  ?

La France qui avait traditionnellement une politique étrangère d’envergure doit désormais faire face à une contradiction majeure : seule, ses capacités sont réduites  ; dans le cadre européen, la règle de l’unanimité réduit toute action à l’insignifiance du plus petit dénominateur commun. Comment sortir de cette contradiction  ? Quelle est la place de l’Union européenne au Moyen-Orient  ?

De nombreux intervenants participeront à l’événement (liste non exhaustive) : Yves Aubin de La Messuzière, Isabelle Avran, Bertrand Badie, Jean-Paul Chagnollaud, Michel Duclos, Monique Chemillier-Gendreau, Nathalie Goulet, Alain Gresh, Édouard Guillaud, Christian Jouret, Agnès Levallois, Anis Nacrour, François Nicoullaud, Claire Talon, Justin Vaïsse, Hubert Védrine.

Toutes les informations ici

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