Facebook, votre ami à la vie à la mort

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Un nouvel épisode dominical de notre feuilleton : « Ma vie privée disparaît en un clic »

Vous avez peut-être une page Facebook sans le savoir, que vous soyez vivant ou mort.

J’avais déjà publié un billet d’humeur sur l’utopie du respect de notre vie privée à l’heure du numérique (1), cette fois la réalité dépasse la fiction.

Ce matin, grâce à tweeter, j’ai découvert que FACEBOOK générait via WIKIPEDIA des pages FACEBOOK nominatives de « sa propre initiative » si j’ose dire.

Ainsi l’auteur Hermann Hess , DÉCÉDÉ EN 1962 dispose-t-il de sa page FACEBOOK https://www.facebook.com/pages/Hermann-Hesse/109695465722966?rf=112442595433810

Cette page a attiré 559.876 lecteurs !

J’ai donc découvert par la même occasion que j’avais aussi une page FACEBOOK plusieurs mois après avoir fermé (avec difficultés) mon compte FB.

Quel beau sujet de droit.

La question du traitement des données post mortem est une zone de non droit, la loi prévoit que les héritiers puissent demander le retrait des données.

Les héritiers d’une personne décédée justifiant de leur identités peuvent, si des éléments portés à leur connaissance leur laissent présumer que les données à caractère personnel la concernant faisant l’objet d’un traitement n’ont pas été actualisées, exiger du responsable de ce traitement qu’il prenne en considération le décès et procède aux mises à jour qui doivent en être la conséquence.

Lorsque les héritiers en font la demande, le responsable du traitement doit justifier, sans frais pour le demandeur, qu’il a procédé aux opérations exigées en vertu de l’alinéa précédent. (http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/12/mort-numerique-donnees-personnelles-deces_n_3067426.html)

Le droit à l’oubli sur Internet est un vaste chantier, le Sénat a tenté de s’en emparer dès 2008 et a voté un texte, semble-t-il égaré ? http://www.senat.fr/notice-rapport/2008/r08-441-notice.html

http://www.numerama.com/magazine/15346-le-senat-vote-une-loi-renforcant-la-protection-de-la-vie-privee-sur-internet.html

La question du jour est la suivante : comment puis-je m’opposer à cette intrusion dans ma vie privée et d’ailleurs suis-je en mesure de le faire ?

Je ne veux pas de page FACEBOOK.

J’ai fermé, il y a plus de trois mois, mon compte FACEBOOK.

Je ne veux pas de page WIKIPEDIA, les processus de rectification et de contrôle sont trop lents et mal adaptés.

J’entends déjà les commentaires …mais enfin, elle fait de la politique, elle doit bien s’attendre à des incursions dans sa vie privée … oui et non…

J’ouvre le débat ce matin sur les réseaux sociaux oui ou non suis-je en droit de refuser d’avoir une page WIKIPEDIA ou FACEBOOK ?

Sachant que le droit à l’oubli n’existe pas sur internet, pas plus d’ailleurs que le droit EFFECTIF à réparation , les condamnations ordonnées étant le plus souvent symboliques.

Quant aux retraits ou aux rectifications en cas de diffamation, ils sont illusoires.

Suis-je encore un petit peu maître de ma vie personnelle ?????????

J’ai la faiblesse de le penser ,oui, et vous ?

Et à la réfléxion, le fait d’ouvrir des comptes au nom de personnes décédées, auteurs, chanteurs, hommes et femmes politiques, industriels, enfin des milliers de cas sont envisageables. Nos amis à la vie à la mort de FACEBOOK ne commettraient-ils pas une fraude vis à vis de leurs actionnaires en augmentant de façon factice le nombre de leurs amis….

Affaire à suivre

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